Définition vénal
Citations
Synonymes
Définition
Vénal (Adjectif)
[ve.nal]
- Qui se vend, qui peut se vendre ; il ne se dit au propre que des charges et des emplois qui s’achètent à prix d’argent.
- Qualifie celui qui vend sa conscience, qui ne fait rien que par un intérêt illicite, que pour de l’argent.
- Qui se vend pour un intérêt illicite, en parlant des choses.
Informations complémentaires
Le mot vénal qualifie une personne ou une attitude motivée uniquement par l’appât du gain, prête à agir, choisir ou trahir en échange d’argent ou d’avantages matériels. C’est un terme fortement péjoratif, qui dénonce une forme de corruptibilité morale, où les principes, les sentiments ou les valeurs sont sacrifiés au profit de l’intérêt personnel. Être vénal, c’est ne rien faire gratuitement, et surtout ne rien faire sans contrepartie.
La vénalité se distingue de la simple ambition ou du désir de réussite. Elle implique une forme de calcul froid, intéressé, où tout peut être monnayé : l’amitié, l’amour, l’engagement, la loyauté. Une personne vénale est vue comme opportuniste, prête à changer de camp ou de discours selon ce que cela lui rapporte. Son moteur n’est pas la passion, la conviction ou le lien humain, mais le profit immédiat et tangible.
On associe souvent la vénalité à des professions ou des contextes de pouvoir, comme la politique, les affaires, ou le monde juridique. Le mot est utilisé pour dénoncer les dérives, les conflits d’intérêt, les décisions biaisées par l’argent. Un élu qui se laisse influencer, un avocat qui défend n’importe quelle cause du moment qu’il est bien payé, ou un responsable qui ferme les yeux contre une enveloppe : tous peuvent être qualifiés de vénaux.
Mais la vénalité ne se limite pas au monde professionnel. Elle peut s’insinuer dans les relations personnelles, notamment dans le domaine affectif. Une personne qui se rapproche de quelqu’un uniquement pour son statut social, sa richesse ou ses cadeaux peut être vue comme vénale. On parle parfois de "relation vénale" pour désigner une relation déséquilibrée où l’intérêt prime sur l’authenticité.
Dans l’histoire et la littérature, la figure du personnage vénal est fréquemment utilisée pour incarner la décadence morale, la trahison ou la superficialité. Elle est opposée à l’idée de noblesse, d’intégrité ou de sincérité. Le vénal devient le symbole de ce que l’argent peut corrompre : l’art, l’amour, la justice, la vérité. Il incarne le cynisme de celui qui ne croit qu’en la valeur marchande des choses.
Le mot vénal dérive du latin venalis, qui signifie "à vendre". À travers ce mot, on retrouve l’idée que tout a un prix, même ce qui, par essence, ne devrait pas en avoir. La conscience, l’honneur, la fidélité deviennent des marchandises, et l’humain lui-même peut être réduit à un rôle d’acheteur ou de vendeur de principes. La vénalité devient alors une forme de renoncement à toute éthique.
Dans le langage courant, traiter quelqu’un de vénal, c’est porter une accusation grave, souvent difficile à prouver mais très dévalorisante. Cela suppose que la personne ne fait rien sans y trouver son compte, qu’elle n’a aucune générosité désintéressée, aucune capacité d’engagement sincère. C’est un mot qui isole, qui condamne, et qui entache durablement l’image de celui ou celle à qui il est appliqué.
Pourtant, la frontière entre intérêt légitime et vénalité peut être floue. Accepter un salaire pour un travail, vouloir améliorer ses conditions de vie, chercher la stabilité financière : tout cela est naturel. La vénalité commence là où le profit devient la seule boussole, où l’argent remplace toutes les autres formes de valeur. C’est une logique qui appauvrit les relations humaines en les transformant en contrats implicites.
En somme, le mot vénal dénonce une vision du monde où tout s’achète et tout se vend, où l’argent prend le pas sur les idées, les sentiments, les engagements. Il interroge notre rapport à la valeur, à la sincérité, à l’intérêt. Être qualifié de vénal, c’est être soupçonné de ne croire qu’en ce que l’on peut toucher ou compter. Et c’est précisément cela qui, dans l’imaginaire collectif, inspire le mépris ou la méfiance.
La vénalité se distingue de la simple ambition ou du désir de réussite. Elle implique une forme de calcul froid, intéressé, où tout peut être monnayé : l’amitié, l’amour, l’engagement, la loyauté. Une personne vénale est vue comme opportuniste, prête à changer de camp ou de discours selon ce que cela lui rapporte. Son moteur n’est pas la passion, la conviction ou le lien humain, mais le profit immédiat et tangible.
On associe souvent la vénalité à des professions ou des contextes de pouvoir, comme la politique, les affaires, ou le monde juridique. Le mot est utilisé pour dénoncer les dérives, les conflits d’intérêt, les décisions biaisées par l’argent. Un élu qui se laisse influencer, un avocat qui défend n’importe quelle cause du moment qu’il est bien payé, ou un responsable qui ferme les yeux contre une enveloppe : tous peuvent être qualifiés de vénaux.
Mais la vénalité ne se limite pas au monde professionnel. Elle peut s’insinuer dans les relations personnelles, notamment dans le domaine affectif. Une personne qui se rapproche de quelqu’un uniquement pour son statut social, sa richesse ou ses cadeaux peut être vue comme vénale. On parle parfois de "relation vénale" pour désigner une relation déséquilibrée où l’intérêt prime sur l’authenticité.
Dans l’histoire et la littérature, la figure du personnage vénal est fréquemment utilisée pour incarner la décadence morale, la trahison ou la superficialité. Elle est opposée à l’idée de noblesse, d’intégrité ou de sincérité. Le vénal devient le symbole de ce que l’argent peut corrompre : l’art, l’amour, la justice, la vérité. Il incarne le cynisme de celui qui ne croit qu’en la valeur marchande des choses.
Le mot vénal dérive du latin venalis, qui signifie "à vendre". À travers ce mot, on retrouve l’idée que tout a un prix, même ce qui, par essence, ne devrait pas en avoir. La conscience, l’honneur, la fidélité deviennent des marchandises, et l’humain lui-même peut être réduit à un rôle d’acheteur ou de vendeur de principes. La vénalité devient alors une forme de renoncement à toute éthique.
Dans le langage courant, traiter quelqu’un de vénal, c’est porter une accusation grave, souvent difficile à prouver mais très dévalorisante. Cela suppose que la personne ne fait rien sans y trouver son compte, qu’elle n’a aucune générosité désintéressée, aucune capacité d’engagement sincère. C’est un mot qui isole, qui condamne, et qui entache durablement l’image de celui ou celle à qui il est appliqué.
Pourtant, la frontière entre intérêt légitime et vénalité peut être floue. Accepter un salaire pour un travail, vouloir améliorer ses conditions de vie, chercher la stabilité financière : tout cela est naturel. La vénalité commence là où le profit devient la seule boussole, où l’argent remplace toutes les autres formes de valeur. C’est une logique qui appauvrit les relations humaines en les transformant en contrats implicites.
En somme, le mot vénal dénonce une vision du monde où tout s’achète et tout se vend, où l’argent prend le pas sur les idées, les sentiments, les engagements. Il interroge notre rapport à la valeur, à la sincérité, à l’intérêt. Être qualifié de vénal, c’est être soupçonné de ne croire qu’en ce que l’on peut toucher ou compter. Et c’est précisément cela qui, dans l’imaginaire collectif, inspire le mépris ou la méfiance.
Mots associés
achetable, appât, argent, avidité, commerce, corruptible, cupide, intéressé, matérialiste, mercantile, opportuniste, profit, transaction, vente
achetable, appât, argent, avidité, commerce, corruptible, cupide, intéressé, matérialiste, mercantile, opportuniste, profit, transaction, vente